La reconversion est à la mode. Mais derrière le récit type de la reconversion à succès existe une multitude d’expériences et de vécus différents. Une autoentreprise qui peine à décoller, un jeune qui quitte un métier passion pour un emploi dans le business, une salariée qui devient femme de ménage pour gagner son indépendance… On vous offre des tranches de vie à contre-courant de ces fantasmes qui peuvent tous nous traverser, commentées par la philosophe Laurence Devillairs. Dans ce troisième épisode, le témoignage de François, 27 ans, devenu cuisinier après une école de commerce, avant de se tourner vers la food tech.

Retrouvez les autres témoignages et l’analyse de Laurence Devillairs sous ces liens :

L’introduction de Laurence Devillairs

Le témoignage de Steve, ancien consultant qui s’est lancé dans le kéfir

Le témoignage de Maxime, devenu chasseur immobilier en parallèle de son activité de traducteur

Le témoignage de Denise, qui a quitté la gestion administrative pour devenir femme de ménage

 

Propos recueillis Audrey Chabal et Anne-Sophie Moreau.

 


 

Témoignage François, 27 ans, du business à la cuisine, de la cuisine à la food tech

« Ce qui me manque le plus, c’est la satisfaction immédiate du service »

« Pendant mes études en école de commerce, à 23 ans, j’ai intégré l’école Ferrandi, pour un CAP cuisine. Pour mon stage, j’avais été engagé comme commis du chef de partie en cuisson à Lapérouse, dans une brigade de 15 personnes, plus jeunes, très expérimentés et exigeants. J’avais l’impression de les handicaper avec mon inexpérience et mes erreurs répétées. Mais petit à petit, j’ai appris. À la réouverture des restaurants, après le confinement, j’ai travaillé quatre mois dans un petit établissement parisien, où je faisais tout de A à Z. Puis, j’ai intégré l’équipe d’un bar à vin pour rebooster leur offre côté cuisine. Pendant un an, j’y suis resté avec des horaires qui me convenaient, ça marchait bien. Mais peu à peu, j’ai quitté les cuisines, car le rythme et l’aspect parfois répétitif du métier – tous les matins, je coupais des carottes – ne me convenaient plus. À partir de l’automne 2021, j’ai commencé à postuler pour des entreprises proche
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