Comment être résilient au travail ?
« Soyez résilients ! » : de plus en plus, nous sommes confrontés à cette injonction paradoxale. Il faudrait sortir grandi des crises passées, et affronter les chocs sans faillir. Mais ces appels à la résilience ne sont-ils pas contreproductifs ? Anne-Sophie Moreau, rédactrice en chef de Philonomist, nous donne son point de vue.
La résilience est une notion venue de la physique : on parle de la résilience d’un métal pour désigner la manière dont il supporte les chocs. Mais on l’emploie aussi en psychologie, pour décrire la capacité à surmonter les traumatismes... voire en politique, quand on fait appel à la résilience de la nation face à une crise, ou encore en entreprise, pour évoquer la manière dont un collectif de travail réagit à une phase difficile. L’idée de la résilience, c’est que « ce qui ne te tue pas te rend plus fort », pour reprendre la formule de Nietzsche.
Qui ne voudrait pouvoir surmonter les chocs ?
Tout le monde voudrait être résilient. On a tous envie d’être comme des superhéros, de renforcer ses pouvoirs au fil des épreuves. Le problème, c’est quand on subit une sorte d’injonction à la résilience. Quand on est malade, par exemple, c’est extrêmement violent de se faire dire qu’on n’a qu’à être résilient. Non seulement vous souffrez, mais en plus on vous dit que vous devez en ressortir plus f
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