Ils ont entre 20 et 23 ans et entament leur vie professionnelle sous le signe des innombrables difficultés qu’engendre la pandémie de Covid-19. Comment cette crise protéiforme affecte-t-elle leurs ambitions ? Ont-ils été contraints de renoncer, de s'adapter, ou bien ont-ils confirmé leurs desseins ? Nous avons demandé à ces cinq jeunes gens de nous le raconter, et à la philosophe Marie Robert de commenter ces récits. Ici, Paméla explique comment sa frustration de ne pas pouvoir partir à l’étranger a renforcé son désir d’ailleurs.

Retrouvez nos autres témoignages et l’analyse de Marie Robert sous ces liens : 

Le témoignage de Laurie, 22 ans, en école d’infirmière.

Le témoignage de Mathias, 20 ans, en BTS protection de la nature.

Le témoignage de Gaëlle, 23 ans, graphiste.

Le témoignage de Justine, 21 ans, en licence administration économique et sociale. 

 

Récit recueilli par Samuel Lacroix

Commentaire recueilli par Anne-Sophie Moreau

 


 

Le témoignage de Paméla, 22 ans, en école de commerce :

« Dès que ce sera possible, j’aimerais repartir à l'étranger »

 

« Âgée de 22 ans, je suis en école de commerce à Skema Business School à Lille. Actuellement en année de césure, j’effectue un stage à Genève, en logistique.

J’aurais vraiment préféré faire un stage hors Union européenne car, en janvier 2020, j’étais partie pour un semestre d’étude sur le campus chinois de mon école, à Shanghai, d’où j’ai dû rentrer prématurément avec l’arrivée du Covid. J’ai adoré les quelques semaines que j’ai passées là-bas. C’était la première fois que je partais à l’étranger et ça m’a fait me rendre compte à quel point je connaissais peu de choses du monde et combien j’avais envie de m’extirper de ce que je connaissais. Dès que ce sera possible, j’aimerais y retourner et aussi découvrir d’autres pays, ce qui ne m’intéressait pourtant pas vraiment avant. Il y a là à la fois un intérêt personnel et professionnel : il me semble qu’aujourd’hui, comme il est très difficile de voyager, avec cette alternance d’ouverture et de fermeture des frontières, le fait d’avoir trouvé le moyen d’aller à l’étranger malgré tout pourrait témoigner d’une certaine détermination dans les yeux d’un recruteur. Dans mon cas, c’était en tout

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