Ils ont entre 20 et 23 ans et entament leur vie professionnelle sous le signe des innombrables difficultés qu'engendre la pandémie de Covid-19. Comment cette crise protéiforme affecte-t-elle leurs ambitions ? Ont-ils été contraints de renoncer, de s'adapter, ou bien ont-ils confirmé leurs desseins ? Nous avons demandé à ces cinq jeunes gens de nous le raconter, et à la philosophe Marie Robert de commenter ces récits. Ici, Laurie relate comment elle a décidé, après avoir arrêté, de revenir à sa vocation initiale : devenir infirmière.
Retrouvez nos autres témoignages et l’analyse de Marie Robert sous ces liens :
➤ Le témoignage de Paméla, 22 ans, en école de commerce.
➤ Le témoignage de Mathias, 20 ans, en BTS protection de la nature.
➤ Le témoignage de Gaëlle, 23 ans, graphiste.
➤ Le témoignage de Justine, 21 ans, en licence administration économique et sociale.
Récit recueilli par Tom Jacques
Commentaire recueilli par Anne-Sophie Moreau
Le témoignage de Laurie, 22 ans, en école d’infirmière :
« Cette crise m’a ramenée à l’essentiel »
« J’ai passé un bac ST2S (sciences et technologies de la santé et du social) à 18 ans. Ensuite, j’ai débuté des études dans une école d’infirmière. J’y ai fait trois semestres avant de prendre conscience que je n’étais pas si sûr de vouloir continuer. J’avais notamment peur des responsabilités du métier.
Alors je me suis réorientée, dans un BTS alternance en négociation et digitalisation de la relation client (NDRC). J’ai fait mon alternance dans une entreprise qui vendait du granit, en Alsace. La formation se passait très bien, mais j’avais peur de me lasser. De plus, j’avais énormément de mal avec les horaires de journées, et j’avais parfois l’impression de ne pas être complètement moi-même quand je devais vendre des produits ou des services.
J’étais sur le point de poursuivre en licence quand la crise du Covid a débuté. À l’annonce du confinement, j’ai souhaité être sur le terrain
…(sans coordonnées bancaires)
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