Pourquoi avons-nous besoin de reconnaissance ?

Au travail, nous avons besoin que nos efforts soient remarqués par d’autres. Si cette quête de reconnaissance est profondément humaine, elle peut devenir pathologique lorsqu’elle pousse des organisations à mettre en place des systèmes d’évaluation trop présents. Alors, que serait une saine reconnaissance dans le cadre professionnel ? La parole à Anne-Sophie Moreau.

Ce mois-ci, vous avez bossé comme un fou. Vous avez fait non seulement votre travail, mais du beau travail. Pas de chance : personne ne l’a remarqué. Ni votre chef, ni vos collègues. Vous aimez bien votre boulot par ailleurs, et vous êtes bien payé. Alors, quel est le problème ?

Ce dont vous manquez, c’est de reconnaissance. Sans elle, on a l’impression de n’être rien ni personne. Mais pourquoi en avons-nous tant besoin ?

 

“On peut chercher soit à être plus fort que l’autre, soit à être reconnu pour ce qu’on fait”

 

Une quête sans fin

Le philosophe Hegel met en scène notre quête de reconnaissance dans un texte de la Phénoménologie de l’esprit qu’on appelle « la dialectique du maître et de l’esclave ». Selon lui, il faut que ma liberté soit reconnue par autrui pour que j’en prenne pleinement conscience. Cela passe soit par la lutte (c’est la stratégie du maître) : je montre que je suis prêt à me battre, et donc que je suis libre, car je fais passer mes valeurs au-dessus de ma survie ; soit par le travail (ce q

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