Contraints de trimer chez eux, les télétravailleurs confinés sont confrontés à de nouveaux défis, et doivent jongler entre divers impératifs. Nous avons puisé chez les philosophes des idées pour nous aider à mieux vivre ce bouleversement de notre quotidien, et vous proposons trois séries de conseils pour maîtriser les affres du télétravail. Aujourd’hui : et si le confinement nous permettait de réinvestir ce qui constitue notre personnalité pleine et entière dans notre travail ?

 

Retrouvez les deux autres séries de nos conseils aux télétravailleurs sous ces liens : 

  1. Notre première série de conseils : Gardez le rythme ! Avec Georg Simmel, Henri Bergson et Friedrich Nietzsche.
  2. Notre troisième série de conseils : Restez en lien ! Avec Platon, Mona Chollet et Maurice Merleau-Ponty.

 

1) Travaillez comme bon vous semble

avec Howard Gardner

 

Si vous vous surprenez à chanter à tue-tête devant votre ordinateur, ou à éteindre votre téléphone pour méditer en silence, ou à danser au cours d'une séance de brainstorming solitaire dans le salon, pas de panique : ce n'est pas parce que le confinement vous a rendu fous (du moins, pas seulement) – c'est aussi parce qu'enfin, loin du regard de votre hiérarchie et de vos collègues, vous pouvez travailler comme bon vous semble ! À chacun, donc, son excentricité : selon la célèbre théorie du psychologue Howard Gardner (né en 1943), il existerait plusieurs formes d'intelligence – au moins neuf, au dernier décompte – et donc autant de profils intellectuels distincts.

Vous avez une forte « intelligence interpersonnelle » ? Vous risquez d'infliger votre réunionite à tout le monde, même à distance ; le « logico-mathématique », de son côté, préférera analyser le problème dans son coin avant d'échanger avec ses collègues. Et le « corporel-kinesthétique » ? C'est en arpentant son appartement, ou en tapant dans un ballon, que les meilleures idées lui viendront. Quant au « musical », il peut enfin montrer ce qu'il a dans le ventre : en écoutant les Rolling Stones à fond la caisse, il se découvre une créativité qu'on ne lui connaissait pas... 

 

“Enfin libérés des rituels de la vie en entreprise, nombre d'employés ‘neuro-atypiques’ se retrouvent soudain dans leur élément”

 

Car justement : au bureau, on est soumis à des protocoles qui reflètent souvent le profil de votre supérieur, au détriment d'autres façons de travailler que le confinement nous permet désormais de découvrir. Et celles-ci dépassent les seules catégories intellectuelles esquissées par Gardner : enfin libérés des rituels de la vie en entreprise, nombre d'employés « neuro-atypiques » se retrouvent soudain dans leur élément. Une leçon à méditer pour le retour à la vie normale : et si on aménageait nos environnements de travail pour que chacun puisse explorer sa créativité ? Une chose est sûre : en attendant de retrouver la routine de l'open space, profitez de temps de grâce pour explorer les méandres de votre propre intelligence et expérimenter de nouvelles façons de la sollic

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